France
MPF : une hausse décevante pour l’amont
Alors que l’offre continue de se resserrer, l’évolution du prix lors des séances de vente au MPF n’a pas pleinement reflété cette situation. Malgré une pression de nouveau très marquée de la part des vendeurs, les acheteurs n’ont pas relevé leurs enchères avec la même ampleur que la semaine précédente. Pendant une grande partie de la séance, les propositions sont restées inchangées, avant que la diminution du nombre de lots disponibles n’incite les acheteurs à concéder quelques millièmes pour obtenir les porcs. Au final, la hausse du prix se limite à 0,6 centime en huit jours, malgré une semaine marquée par un net recul de l’offre et une forte baisse des poids.
Uniporc : poursuite de la chute des abattages et des poids
La semaine dernière a été marquée par l’impact de la canicule en France, avec un net recul des abattages et des poids. Les volumes diminuent de 14 000 porcs par rapport à la semaine précédente et restent inférieurs de 12 000 têtes à ceux de 2025. La courbe des poids enregistre également un décrochage marqué. Le poids minimum de la campagne estivale pourrait ainsi être atteint à un niveau particulièrement bas cette année.
Union européenne
En Allemagne, le marché reste sous pression. Les difficultés sur le marché de la viande persistent pour les abatteurs. Les excédents se sont résorbés ces dernières semaines et le marché retrouve un meilleur équilibre. Dans le même temps, les fortes chaleurs devraient progressivement réduire l’offre disponible dans les élevages. Malgré ce contexte toujours tendu, un maintien du prix est observé.
En Espagne, la situation sanitaire évolue peu avec la découverte de nouveaux cas de PPA chez les sangliers en Catalogne, sans impact à ce stade sur les élevages domestiques. Sur le plan commercial, l’Ukraine a accepté le principe de régionalisation et rouvre ses importations depuis les zones espagnoles indemnes. Sur le marché, les poids poursuivent leur recul tandis que l’offre se contracte progressivement sous l’effet des fortes chaleurs. Malgré cela, le marché de la viande reste difficile avec une consommation jugée insuffisante, des disponibilités importantes et des prix en baisse.
En Belgique, avec une hausse de 7 % des volumes abattus par rapport à l’an dernier, les poids demeurent inférieurs de 1,36 kg, signe que les éleveurs anticipent un marché plus difficile. Les fortes chaleurs observées actuellement devraient accentuer ce phénomène dans les prochaines semaines. Sur le marché intérieur, plusieurs pièces de découpe, notamment les poitrines, les longes et les épaules, ont enregistré une baisse de prix.
En Italie, l’équilibre est toujours précaire entre l’offre et la demande. La saison touristique a bien débuté mais bénéficie davantage aux viandes importées meilleur marché qu’à la production nationale. Les importations allemandes continuent d’accentuer la pression sur le marché. Face à ces difficultés, plusieurs opérateurs ont décidé de réduire leur activité à quatre jours par semaine afin de limiter les volumes produits. Malgré tout la cotation progresse très légèrement, envoyant un signal quelque peu contradictoire.

États-Unis et Chine
Le marché américain reste globalement stable, avec des prix au comptant peu évolutifs. Les abattages demeurent proches des niveaux habituels, traduisant un équilibre satisfaisant entre l’offre et la demande. Le principal point de vigilance concerne le ralentissement de la restauration rapide, qui pèse sur le flanc et le jambon. Malgré cela, la demande reste résiliente, soutenue par la forte hausse du prix du bœuf.
Le marché chinois est resté globalement stable la semaine dernière. La baisse de l’offre liée aux fortes chaleurs a été compensée par une demande toujours limitée. Les éleveurs demeurent prudents dans leurs mises en marché et les abatteurs ajustent leurs achats au strict nécessaire. Les difficultés structurelles persistent, avec une rentabilité toujours pénalisée par les excédents de production.

